Message de Madonna pour la journée de la Femme…
“Dans ma vie, j’ai souvent eu l’occasion de rencontrer des femmes fortes, intelligentes, indépendantes. des femmes de tout horizon. Elles m’ont souvent inspirées à de nombreux égards et continuent de me rappeler que les femmes du monde sont toutes reliées par ces nombreux points communs…
Partager les histoires, l’accomplissement et le combat des femmes lors de la “Journée internationale de la femme” est certainement la plus belle façon d’honorer et de rendre hommage à ces femmes incroyables qui nous ont inspirées et poussées à devenir ce que nous sommes aujourd’hui. Ma chère amie, et “PDG” de la “Raising Malawi Academy for Girls”, “Anjimile Oponyo”, a récemment partagé avec moi une belle histoire que je n’oublierai jamais…
Je vous prie de bien vouloir prendre quelques minutes pour lire cette histoire qui m’a fait sourire et qui a emplit mes yeux de larmes…” Madonna.
“Anjimile Oponyo” raconte…
“ Parfois, si nous sommes assez chanceux, nous rencontrons la personne qui saura changer à jamais le cours de nos vies. C’est dans l’unité de planification du Ministère de l’éducation au Malawi que j’ai rencontré la personne qui changea Ma vie…
Elle s’appelle “Nwanganga Shields”, une nigérienne qui était à la tête de l’équipe envoyée par la Banque mondiale qui travaillait sur les programmes d’éducation et de santé au Malawi. Je n’arrivais pas à croire que cette femme africaine avait tant de pouvoir, chaque fois qu’elle devait se rendre avec son équipe au Malawi, tout le monde dans le ministère accourait pour préparer sa venue…
Elle avait demandé à ce que je travaille pour elle, et à chaque rencontre, elle m’encourageait dans mes études et me donnait plus de responsabilités sur le terrain.
Un jour elle me dit : ” Si vous faites tout ce travail alors que vous n’avez aucune formation, alors vous devez absolument aller à une école d’études supérieures ” Elle m’inscrivit à l’Université” George Washington” à la “School of Education”, restait à convaincre les hommes du ministère de me laisser y aller…
Elle avait remarqué que lorsque nous avions des réunions, j’allais toujours chercher le Thé à la cuisine. Un jour alors que je me levais pour apporter le Thé, elle me demanda pourquoi je m’occupais du thé alors qu’on avait besoin de ma contribution à la réunion. Elle me dit alors que c’était la dernière fois que je faisais cela car j’aurais en ma possession un diplôme d’études supérieures et que dans ma position je n’avais pas à faire le service. Elle demanda à l’assitance si quelqu’un avait une objection à faire, tout le monde restait silencieux. Elle fit remarquer alors que ” qui ne dit mot, consent”…Mais “Nwanganga” est avant tout une femme africaine et savait pertinemment que ce n’était pas du tout un consentement ou un acquiescement, les hommes autour la table étaient juste choqués et abasourdis par tant d’audace !
Après son départ, on m’informa que je n’irais finalement pas a l’université, j’étais dévastée. Je crois que je voulais une éducation américaine parce que je voulais être comme elle, intrépide, confiante, compétente et fière d’être Africaine. Toutes les fois ou j’ai rencontré “Nwanganga”, et même si elle était mariée à un Irlandais, je ne l’ai jamais vue habillée à la mode occidentale, Elle était si fière d’être Africaine, même si ses points de vue, ses idées et son attitude sont de l’ordre occidental.
J’étais réellement anéantie par la nouvelle du refus, j’appelais ”Nwanganga” pour lui dire que je n’irais pas l’université comme prévu, mais c’était mal connaitre le courage et la détermination de cette femme, elle m’envoya directement au bureau de “British Airways”, où m’attendait un billet pour l’Amérique…
Il a fallu un mois après mon arrivée, mais elle a réussi à convaincre le ministère de me permettre de démarrer ma formation. Elle m’aida à trouver un endroit pour vivre, elle me trouva un tuteur chargé de me faire acquérir des compétences de base tel que le clavier et elle me trouva un emploi à la Banque mondiale, afin que je puisse continuer à travailler sur les projets de recherche déjà entrepris au Malawi…
Chaque fois que j’avais le mal du pays ou que j’étais découragée, elle m’invitait chez elle
et me préparait un plat traditionnel africain et me rappelait qu’il était important que je
réussisse, pour toutes les autres femmes du Malawi qui ne pouvaient avoir la chance que j’avais…
Non seulement elle me donna l’envie de réussir comme elle, mais elle me fit prendre conscience de devoir se battre pour ouvrir les portes du succès et de l’avenir pour les autres femmes du pays.
Si cette femme n’avait pas lutter pour que je puisse aller à l’école, je n’aurais jamais pu quitter le Malawi pour y revenir plus forte. Je lui dois mon éducation. Grâce à elle j’ai pu éduquer mes propres enfants, grâce à elle, mes filles savent qu’elle iront toutes à l’école, jusqu’au bout de leurs études…. Et grâce à cette femme, chaque fois qu’une femme du Malawi veut accomplir quelques chose et qu’elle rencontre un obstacle, je cherche des solutions, j’agis…
“Nwanganga” m’a démontré que rien ne devait s’opposer a ce qu’on ouvre les portes de l’avenir aux femmes du Malawi. La meilleure façon de la remercier, c’est aider les autres femmes comme elle le faisait pour moi. C’est l’opportunité que m’offre ce travail a la tête de la “Raising Malawi Academy for Girls”, enfin, l’opportunité de lui dire merci et d’aider les femmes du Malawi. J’espère que lorsque l’école sera ouverte, “Nwanganga” viendra parler aux jeunes filles de toute l’inspiration qu’elle m’a apportée.
Je vous prie de bien vouloir honorer une femme de votre entourage en apportant votre témoignage…”
Traduit par: Med-Jay Paris, www.raisingmalawi.org, Photo: le Malawi, un beau pays.




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